La pointe d’humour de Denise

Tempête au couvent

Dans l’église, debout sur le perchoir, le Père Hoquet fait la péroraison.

Dans le jardin, arrivent les perclus de rhumatismes avec l’Abbé Canne et l’Abbé Trave. Ils marchent péniblement, le grand âge est arrivé.

Dans la cuisine le Père Sil épluche les légumes et, brusquement, un courant d’air glacial pénètre dans la pièce : c’est l’Abbé Résina qui apporte les glaçons.

Le Père Colateur prépare le café et, de temps en temps, se permet d’en apprécier la saveur.

Dans le four, le perdreau cuit à petit feu pour le futur bonheur des convives.

Tout doucement, sans faire de bruit, le père Cepteur dépose des lettres pas trop sympathiques dans les boîtes prévues à cet effet et s’enfuit aussi discrètement qu’il est venu.

Le Père Siffleur discute avec le Père Verti en se racontant avec bonheur toutes les perversions qui circulent dans le couvent.

Le Père San chante des mélodies et le Père Misdeconduire signe et signe des papiers rouges sans même les lire.

Le Père Imètre, avec son grand ruban, prend des mesures et des mesures pour le plaisir de compter et de mesurer.

Le Père Plexe se demande ce qu’il va répondre à toutes les questions qu’on va lui poser.

Le Père Itoine souffre des intestins et le docteur lui propose une perforation.

Allons maintenant en mer : un bateau avance. C’est un sous-marin qui émerge. Le Père Iscope surveille les alentours et proclame : « la mer Morte n’a pas bougé, nous pouvons circuler. »

Tout doucement le calme revient et tout rentre dans l’ordre.

Denise Botherel

Savez-vous que vous pouvez retrouver tous les textes écrits par des membres de la famille dans la rubrique La vie familiale / Les talents ?

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